C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Fêtes et jeux à Naintré (1830-1960), Lucile Degorce

Fêtes institutionnelles

Fête des 27, 28, 29 juillet 1830.

En juillet 1931 une fête de famille réunit à Naintré le maire et la Garde Nationale. Après un feu de joie, un feu de mousqueterie de la Garde, le cri de « Vive Louis Philippe, roy des français » retentit. Le garde champêtre distribue du pain aux indigents, et des danses sont organisées jusqu’à 9h du soir. On ne trouve pas trace d’autres célébrations des « Trois Glorieuses » à Naintré dans les documents de C. Pagé1 .

Réjouissances pour le baptême du Prince Impérial

En 1856 le conseil municipal inscrit à son budget un dépense de 60F pour célébrer le baptême du prince Eugène Louis Jean Joseph Bonaparte, fils de Napoléon III2. La fête comprendra une messe, un feu de joie, un carillon, une barrique de vin qui sera distribuée à ceux qui viendront s’asseoir, aux tables, deux joueurs de violons pour faire danser la jeunesse du pays.

 

La suite de l’article : Lucile Degorce, Fêtes et jeux à Naintré (1830-1960)

La coutellerie à Naintré, Catherine Falloux

Article écrit pour la Communauté d’Agglomération du Pays Châtelleraudais à l’occasion d’un parcours de découverte.

La coutellerie à Naintré

Durant plus d’un siècle, entre 1840 et 1950, les rives du Clain accueillent de grandes coutelleries industrielles qui se succèdent depuis Naintré jusqu’à la confluence de la Vienne. Ces manufactures, issues de la révolution industrielle, appartiennent à l’histoire de la coutellerie châtelleraudaise dont les origines remontent au Moyen Âge. Dès le XVIe siècle, les maîtres couteliers de Châtellerault sont reconnus parmi les meilleurs du royaume.
Cette activité s’est développée grâce au réseau hydrographique de la région. Par la Vienne arrivent les matières premières, le fer et le charbon de bois du Nivernais, mais aussi les bois exotiques, la corne, l’ivoire ou la nacre destinés à la fabrication des manches. Les bateaux repartent chargés de couteaux, ciseaux, poignards, dagues, rasoirs et autres articles de coutellerie qui, à partir du bassin de la Loire, sont vendus dans tout le pays, parfois à l’étranger.
Si les eaux de l’Ozon, de l’Envigne ou de la Vienne ont refroidi les meules des maîtres couteliers, servi à la trempe des lames et parfois actionné quelques soufflets de forges dans les ateliers familiaux, celles du Clain font tourner les puissantes roues des manufactures à Naintré et Cenon où se concentrent, à partir du XIXe siècle, toute l’activité coutelière.

 

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