C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Les débuts de l’Industrie châtelleraudaise. Quelques données statistiques, Pierre Bugnet, Geneviève Millet

Le XIXème siècle est resté dans l’Histoire comme celui de la naissance de la grande industrie, des chemins de fer, mais aussi de la classe ouvrière, du syndicalisme et du socialisme. C’est sur lui que nous allons jeter un regard pour essayer d’avoir une vision, d’ailleurs très générale et partielle, de cette évolution dans le Châtelleraudais.

 

La suite de l’article : Pierre Bugnet, Geneviève Millet, Les débuts de l’Industrie châtelleraudaise. Quelques données statistiques.

Le travail des enfants dans le Châtelleraudais au XIXe siècle, Françoise Metzger

Louis Larcher a 10 ans, François Filheau 11 ; comme d’autres encore ils travaillent à la Manu en 1842… pas plus de douze heures par jour précise le document ! Que savons-nous de leur vie ? En réalité peu de choses car avant la loi de 1841 cette main d’œuvre n’a pas d’existence officielle. A partir de cette date, la situation change et les enfants (tout au moins certains d’entre eux) acquièrent un statut reconnu.

 

La suite de l’article : Françoise Metzger, Le travail des enfants dans le Châtelleraudais au XIXe siècle

Travail et santé, Lucienne Guais

L’accomplissement des tâches professionnelles comporte le risque d’atteintes plus ou  moins grandes à la santé ; les dommages corporels qui découlent des conditions de travail ont 2 origines : la maladie et l’accident. Ce qui les distingue, ce sont les conditions de leur apparition : tandis que la maladie professionnelle résulte d’une exposition plus ou moins prolongée à un risque lié aux conditions de l’activité, l’accident de travail est un événement soudain, imprévisible. Dans les pages suivantes, ces 2 formes d’agression à la santé sont développées non exclusivement, mais en grande partie, parmi le personnel ouvrier de la Manufacture d’armes de Châtellerault.

 

La suite de l’article : Lucienne Guais, Travail et santé

 

Le travail du bois à Châtellerault. L’Entreprise Mescle, Lucienne Guais, Françoise Metzger

Qui pourrait imaginer la richesse du tissu artisanal et industriel à Châtellerault à la fin du XIX ème siècle et au début du XX ème ? Les annuaires, réclames dans les journaux, en-têtes de factures en attestent; tous les quartiers de la ville sont concernés. Le travail du bois est particulièrement bien représenté avec plusieurs menuisiers (par exemple rue Rasseteau, rue de Tivoli, rue d’Antran), charpentiers, ébénistes, sabotiers. Les scieries sont nombreuses dans le quartier de Châteauneuf car la présence d’une gare  et de lignes de chemin de fer facilite les approvisionnements. Il y a alors de la place pour l’installation d’entreprises rue de l’Abattoir, rue de la Tranchée, route de Richelieu, rue de Tivoli mais on rencontre aussi des scieries dans les autres quartiers de la ville, d’ailleurs on trouve une rue des Scieurs sur la rive droite. En  1912 il existe déjà un  « Syndicat ouvrier des scieries mécaniques du bois et parties similaires de Châtellerault » qui a son siège 73 rue de Thuré et compte 60 membres. Comme il était impossible de retrouver des traces de toutes ces entreprises, nous avons privilégié celle qui était la plus importante, Mescle ; M. Ferrand qui y a travaillé toute sa vie a évoqué pour nous lors de plusieurs entretiens son histoire et son fonctionnement. Les archives ayant disparu dans un incendie en 1984, il a consigné ses souvenirs par écrit et nous les a fait partager.

 

La suite de l’article : Lucienne Guais, Françoise Metzger, Le travail du bois à Châtellerault. L’Entreprise Mescle

Technibois, Geneviève Millet

René Richermoz était employé dans une fabrique de jouets en bois : JeuJura. Il a souhaité prendre une entreprise à son compte et a trouvé un local d’usine libre à Châteauneuf.
En 1948, il crée rue Henri Martin (quartier de la Croix de Piétard), une fabrique de plumiers en bois puis une fabrique de jeux de société en bois : damiers, échiquiers … Le bâtiment est construit en parpaings et couvert de tôles. Il abrite des machines à bois. M. Richermoz travaille avec des fournisseurs d’accessoires qui livrent les petits chevaux, les pions du Jacket. L’entreprise Technibois emploiera jusqu’à une cinquantaine de personnes. Les plumiers  trouvent un débouché en Angleterre. Les produits fabriqués partent en majorité par camions, les tarifs du chemin de fer n’étant pas très compétitifs. L’industrie du jouet est saisonnière.

 

La suite de l’article : Geneviève Millet, Technibois

Les fours à chaux, Geneviève Millet

Au XVIIIe siècle, les physiocrates introduisent de nouvelles façons de cultiver. On fait grand usage de pierres à plâtre pour amender les prairies artificielles. En 1778, les mariniers châtelleraudais voiturent du plâtre, en provenance d’Angers, notre région en étant dépourvue. Sur le port de Châtellerault, le long du pré de l’Assesseur, 316 tonnes de plâtre sont débarquées, venant de Nantes, début XIXe siècle. En 1845, les bateaux quittant le port chargés de vin sont revenus garnis de pierres à chaux ou à plâtre, de charbon de terre, de fer. En 1866, les chalands des mariniers voiturent 41 tonnes de chaux à la remonte, chargées dans 2 bateaux. Cela confirme que notre région n’a pas de pierre à plâtre, et n’exploite pas encore les carrières de pierre à chaux.
L’agriculture utilisait aussi bien le plâtre que la chaux éteinte. Le gypse et les pierres calcaires subissaient presque le même traitement : extraction des carrières, concassage et criblage, cuisson au four. Avant la cuisson, le plâtre était broyé dans un moulin identique au moulin à farine. La température de sa cuisson, 150° environ, était inférieure à celle des pierres à chaux qu’il fallait porter à 900° et plus afin de déclencher la décarbonatation.

 

La suite de l’article : Geneviève Millet, Les fours à chaux