C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Les bals, Geneviève Millet

Ils étaient nombreux les jeunes ne disposant pas de moyen de  déplacement comme de nos jours, ils pouvaient ainsi se rencontrer et s’amuser. Chaque commune, chaque quartier avait son assemblée à date fixée, immuable, permettant aux danseurs mais également aux musiciens de s’organiser. Les plus anciennes traces d’assemblée que nous ayons trouvées remontent à 1842 : une assemblée champêtre dite d’Antran (AMC, 1D14) et 1852, à la Brelandière ! (‘Echo de Châtellerault’, l’un des 1ers journaux dont nous disposons). Les assemblées se déroulaient à la belle saison, elles commençaient à Pâques pour se terminer en septembre. Parmi elles, l’assemblée d’accueillage n’était pas seulement un divertissement : c’était le lieu où les employés de ferme trouvaient à se louer, le dimanche de Quasimodo, après Pâques.
L’hiver, d’autres occasions se présentaient : les fêtes patronales : Saint-Blaise, fête des laboureurs, Saint-Vincent, fête des vignerons, saint- Fiacre, fête des jardiniers, Saint-Eloi, fête des maréchaux, Sainte-Catherine, fête des filles célibataires, etc…

 

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Geneviève Millet, La Fête nationale

Aujourd’hui, le 14 juillet est la fête nationale, célébrée chaque année par toutes les communes de France. Le 14 juillet nous renvoie à 1789 et à la prise de la Bastille, à 1790 et à la fête de la Fédération. Ecoutons Victor Hugo parler de cette fête : « Cette fête est une fête populaire. Voyez la joie qui rayonne sur tous les visages, écoutez la rumeur qui sort de toutes les bouches. C’est plus qu’une fête populaire, c’est une fête nationale. Regardez ces bannières, entendez ces exclamations, c’est plus qu’une fête nationale, c’est une fête universelle. Constatez sur tous les fronts : Anglais, Hongrois, Espagnols, Italiens, le même enthousiasme. Il n’y plus d’étrangers. Messieurs, le 14 juillet, c’est la fête humaine ! Oui, la chute de la Bastille, c’est la chute de toutes les Bastilles. Le 14 juillet a marqué la fin de tous les esclavages. Le grand effort humain a été un effort divin. »   La suite de l’article : Geneviève Millet, La Fête nationale

Usseau, quelques fêtes du passé, Clairette Gautier,

La Saint Blaise

Célébrée chaque année dans le village, en janvier ou février, mois d’hiver pendant lesquels les travaux des champs connaissent un ralenti, la Saint Blaise est avant tout la fête des laboureurs, des paysans.
Cette fête, la plus importante du pays, très traditionnelle, placée sous le signe de l’union, qui a connu un grand succès avant guerre, s’est interrompue pendant la guerre 39-45, pour reprendre en 1948. On y trouve alors cordialité, solidarité, ambiance de grande sympathie, d’autant que l’on vient de sortir d’années difficiles d’éloignement des hommes, de pénurie, de rationnement, dues au conflit.
Elle est alors présidée par des conseillers municipaux selon la tradition établie. Il appartient au président et au cafetier qui assurera le repas de procéder aux invitations : ils passent dans les maisons du village (fermes ou autres), dans les communes voisines et n’oublient pas les commerçants et artisans du « Carroué » de Châteauneuf, avec lesquels les cultivateurs sont en relation importante pour leurs affaires.
Même si, parfois, plus tard, elle est présidée par des artisans, et devient la fête de la communauté tout entière, le président porte toujours l’aiguillon enrubanné et surmonté d’une gerbe d’épis, appelé parfois  « bâton de la confrérie », et cette manifestation continue à se nommer « Fête des laboureurs ». La dernière véritable Saint Blaise est célébrée à Usseau en 1969, puis, devant la difficulté à trouver des présidents, pour ne pas perdre la tradition, on a continué à organiser un banquet annuel sans présidence.

 

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Les fêtes d’aviation à Châtellerault, Geneviève Millet

Un vieux rêve de l’homme : voler

Depuis Icare, l’homme rêve de s’envoler comme les oiseaux et de regarder le monde d’en haut. En 1783, Pilâtre de Rozier s’élève en ballon au nord-ouest de Paris et atterrit au sud de la Seine. En 1784, à Poitiers, M. Mignon, limonadier-confiseur, lance une montgolfière à Blossac alors que le père Rochex essaie en vain. Un siècle plus tard le ballon dirigeable, utile en temps de guerre, fait son apparition.
La bataille du plus léger que l’air a commencé dans la 1ère moitié du XIXe siècle et s’est poursuivie jusqu’à la 1ère guerre mondiale.
En province, les ballons participent aux fêtes. Il faut montrer les nouveautés de la technique, étonner le grand public. Lors des fêtes de la libération du territoire en 1871, le maire de Châtellerault, M. Godard, est monté en ballon.
L’ascension d’un ballon pendant les fêtes du congrès musical de Poitiers, en 1876, fait rêver participants et spectateurs. L’année suivante, la sous préfecture ne voulant pas être en reste, la ville de Châtellerault annonce une soirée aérostatique au début de l’automne, mais elle est ajournée suite à la mort de Mme Godard, femme du maire de la ville. Un ballon sera lancé pendant le concours agricole de 1881. On recommencera en 1886, 1890 (3 ballons et une grande montgolfière), en 1892 lors de la visite du Président Carnot, en 1900 et enfin en 1908 à l’occasion de la Saint-Roche. Leur période de gloire va de 1899 à 1914 en Poitou-Charentes. Il semble qu’après, la mode des ballons gonflés passe.

 

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Les Sociétés musicales châtelleraudaises dans les fêtes, Lucienne Guais

Constatons l’omniprésence de la musique dans les fêtes les plus diverses, car elle sait parfaitement exprimer joie, émotion, délire collectif tout comme respect et tristesse, suivant les circonstances.
« La musique possède la puissance de contagion susceptible d’ébranler les masses. » selon Félicien David1. Les Sociétés Musicales châtelleraudaises ont largement contribué à rehausser l’éclat des fêtes ou commémorations diverses. Les principales, par ordre connu ou probable de leur création, sont :
La Philharmonie
L’Harmonie
L’Union Orphéonique, chorale masculine
L’Orphéon, instrumentiste
Le Cercle musical des ouvriers de la manu
La Châtelleraudaise, fanfare de Châteauneuf
Les Bigophoneux
La chorale féminine
Des groupes musicaux existent au sein des corporations, participant maintes fois aux défilés, calvacades, retraites aux flambeaux :
La chorale des sapeurs-pompiers, ainsi que leurs tambours et clairons
La Musique du 32e Régiment d’infanterie
L’Echo de la forêt, fanfare, société de trompes de chasse.
Quelques sociétés des environs se joignent fréquemment aux fêtes du Châtelleraudais :
L’harmonie de Thuré
La fanfare de St Genest d’Ambière (l’Espérance)
La Fanfare de Lencloître
L’Indépendante de Pleumartin
La Batterie de Pleumartin
L’Union musicale de Lésigny
Les Trompes de chasse d’Ouzilly

 

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Fêtes et jeux à Naintré (1830-1960), Lucile Degorce

Fêtes institutionnelles

Fête des 27, 28, 29 juillet 1830.

En juillet 1931 une fête de famille réunit à Naintré le maire et la Garde Nationale. Après un feu de joie, un feu de mousqueterie de la Garde, le cri de « Vive Louis Philippe, roy des français » retentit. Le garde champêtre distribue du pain aux indigents, et des danses sont organisées jusqu’à 9h du soir. On ne trouve pas trace d’autres célébrations des « Trois Glorieuses » à Naintré dans les documents de C. Pagé1 .

Réjouissances pour le baptême du Prince Impérial

En 1856 le conseil municipal inscrit à son budget un dépense de 60F pour célébrer le baptême du prince Eugène Louis Jean Joseph Bonaparte, fils de Napoléon III2. La fête comprendra une messe, un feu de joie, un carillon, une barrique de vin qui sera distribuée à ceux qui viendront s’asseoir, aux tables, deux joueurs de violons pour faire danser la jeunesse du pays.

 

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