C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Les fêtes à Châteauneuf, Geneviève Millet

Autour du château et de l’église du XIIe siècle qui se dressait à l’emplacement de la place de la République, l’agglomération a vite grossi, mais c’est à partir de l’implantation de la manufacture d’armes, en 1819 que ce faubourg de Châtellerault est devenu très important. L’église a été détruite en 1875 et reconstruite à l’emplacement actuel. En 1962, La Brelandière, la Montée Rouge et les Renardières, tous quartiers de la rive gauche ont été enlevés à la commune de Naintré et ajoutés à la commune de Châtellerault. La rive gauche ne cessait de s’accroître.
Les fêtes institutionnelles se déroulaient à Châtellerault, mais nous avons recensé de très nombreuses fêtes et lieux de fêtes spécifiques à Châteauneuf.
Le «quarroi ou la ruche » voilà comment on surnommait le quartier qui s’est développé autour de la Manufacture d’Armes, employeur principal. La population ne cesse de s’accroître jusqu’à compter pas moins de 8000 âmes. Un quartier populaire naît et, avec lui, les divertissements qui vont égayer la vie ouvrière bien morose. Les fêtes ouvrières prennent un essor avec le développement des premières organisations mutualistes en 1841. Des regroupements au sein de la manufacture s’opèrent avec la création en 1877 d’un cercle musical. Le cercle catholique des ouvriers crée « La Patriote », fanfare qui  animera toutes les fêtes du quartier.

 

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Le canton de Lencloître et la séparation des Eglises et de l’Etat, Jacques Bouquet

Mon objectif, pour ce petit exposé introductif, est de vous montrer comment cette loi de Séparation, votée le 6 décembre 1905, a été vécue, ressentie par la population de votre canton. Pour cela, à défaut de sondages d’opinion inexistants, j’ai eu recours aux documents écrits que l’on trouve soit aux Archives départementales, notamment pour la presse de l’époque et les relevés d’inventaire, soit aux Archives de l’évêché où subsistent quelques 150 lettres1 écrites par les curés à l’évêque.
Evidemment, je n’ai pas la prétention de vous rendre compte de tout mais je prendrais suffisamment d’exemples pour que vous ayez une idée de ce qui s’est réellement passé.
Je vous propose, avant de passer à un échange fructueux,  de vous présenter cet exposé que j’ai divisé en trois parties : la situation en 1905 ; la loi et ses conséquences immédiates, les inventaires, et enfin, les prolongements jusqu’en 1914.

 

La suite de l’article : Jacques Bouquet, Le canton de Lencloître et la séparation des Eglises et de l’Etat

La commémoration de la Commune de Paris à Châtellerault (1871-1914), Charles-Alexandre Krauskopf

La célébration d’un anniversaire intime structure la mémoire collective, et fait apparaître plusieurs notions : l’impérieuse nécessité d’un cadre commémoratif ; la mise en place d’un rituel, d’une sacralité s’articulant autour d’une date symbolique à laquelle s’identifie le groupe des militants. Enfin, le fait que, ces fidélités particulières, ces signes de reconnaissance et d’appartenance de groupe dans une société qui rabote les particularismes, contribuent  « à la mise en scène des identités sociales et culturelles comme à celle des valeurs des groupes qui les produisent ».

 

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Le passage de Bordeaux-Paris à Châtellerault, Pierrick Hervé, Pierre Soulard

Conférence avec M. SOULARD, pour le CCHA, le 12 mai 2007.

Une page de l’histoire du cyclisme à Châtellerault.

Le présent article est construit à partir d’une minutieuse enquête menée par monsieur Pierre Soulard, châtelleraudais de longue date et passionné de cyclisme.

Bordeaux-Paris, une classique cycliste.

Par opposition aux courses par étapes sur plusieurs jours, une classique est une course d’un jour, le plus souvent en ligne c’est-à-dire qui part d’un endroit (une ville) pour se terminer dans un autre (plus récemment ont été créées des classiques sur circuits (Gd prix de Zurich, Gd prix de Plouay…) sur le modèle des championnats nationaux ou mondiaux.
Le terme de classique, « les belles d’un jour », a été créé rapidement pour qualifier des épreuves récurrentes à périodicité annuelle. La plupart des classiques se déroulent au printemps en fonction d’un calendrier qui donne la place principale aux grandes épreuves à étapes comme les tours nationaux. Seules quelques épreuves, comme le Tour de Lombardie (une classique pourtant !) et surtout Paris-Tours se déroulent à l’automne.

 

La suite de l’article : Pierrick Hervé, Pierre Soulard, Le passage de Bordeaux-Paris à Châtellerault