C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

N°37 mai 2019 La Manu a 200 ans

Ce numéro 37 est publié à l’occasion de la tenue du forum du samedi 25 mai sur le site de la Manu, dans l’auditorium du Conservatoire, de 15 heures à 18 heures. Une table ronde sera organisée sur :
L’école d’apprentissage de la Manu et son rayonnement

présentée par le CCHA avec la participation de Manu-Châtel et Patrick Mortal, historien des usines de l’armement de l’État. Exposition à partir de 14 heures.

Sommaire du NUMÉRO SPÉCIAL La Manu a 200 ans

Les premiers manuchardsJoseph Chotard, p. 2

Travailler à la Manu, vivre à Châteauneuf, Françoise Metzger, p. 4

L’évolution des statuts et des conditions de travail à la Manu de 1819 à 1968, Marie-Claude Albert, Joseph Chotard, p. 17

 Frédéric-Guillaume Kreutzberger et la transformation de la Manu au XIXe siècle, Pierre Bugnet, p. 31 

Philippe-Jules Creuzé, entrepreneur de la Manu, 1835-1866, Pierre Bugnet, p. 41

Adrien Treuille, dernier entrepreneur de la Manu et maire d’Availles, Gloria Godard, Claudine Pauly, p. 44

 Les comités mixtes à la production (1944-1947) Direction et syndicats unis pour la reconversion de la Manu, Pierre Bugnet, Joseph Chotard, p. 52 

Les écoles de la Manu. Évolution des formations, des années 1930 aux années 1960,  Pierre Bugnet, p. 67 

La culture industrielle de la manufacture nationale d’armes de Châtellerault. Témoignage d’un ancien apprenti, Jean-Claude Merle, p. 80

 Manufacture d’armes de Châtellerault,  deux cent ans d’histoire du bâti en illustrations, Jean-Noël Lattwein, p. 90

Les tisserands de Saint-Rémy-sur-Creuse du XVIIe au XIXe siècle

Le soleil printanier n’a pas dissuadé les nombreux auditeurs venus ce samedi 23 mars 2019, dans la salle du Verger ; le conférencier, Guy Fréval, professeur agrégé d’histoire-géographie au lycée Marcelin Berthelot de Châtellerault, les a emmenés pour un voyage dans le temps et dans l’espace, à Saint-Rémy-sur-Creuse, sur les confins est de la Vienne, à deux pas de la Touraine. Des tisserands du chanvre y ont vécu dans les caves troglodytiques creusées dans la falaise qui surplombe la vallée de la Creuse. Ce lieu a étonné en son temps Le Touzé de Longuemar

(1803-1881), un passionné darchéologie, de géographie et de géologie qui fonda à Poitiers la Société des Antiquaires de l’Ouest et que cite Guy Fréval : il évoque dans ses Pérégrinations d’un touriste sur la limite de trois provinces, une étrange bourgade, une ruche renversée. Bien que remontant à 1856, sa description de l’habitat est toujours d’actualité comme en témoignent les cartes postales anciennes et – mieux encore – une visite du site à découvrir avec l’association Ethnicité. Quant aux occupants, qualifiés de pauvres familles, parias de Saint-Rémy avec une certaine condescendance par Longuemar, Guy Fréval est parti à leur recherche dans les rares documents où ils sont nommés : les registres paroissiaux qui les désignent comme tisserands, filtoupiers, cardeurs, puis les registres d’état civil, les recensements (le premier date de 1836), les archives notariales. La généalogie de deux familles, Champion et Bernard, permet aussi de sortir de l’anonymat ces humbles artisans.

La région – au sens large – est au 17e siècle grosse productrice de chanvre ; cette fibre a de multiples emplois : draps, torchons, et pour la navigation, cordages, voiles … Les tisserands sont déjà nombreux au 17e siècle : 52 hommes, auxquels il faut ajouter les femmes qui filent et cousent. À l’apogée, au 18e siècle,  ils sont 90 pour une population totale de 900 personnes. Saint-Rémy verra par la suite le nombre de ses habitants décliner régulièrement. Les produits du tissage sont destinés à la consommation locale ou vendus au marché le plus proche, La Haye, qui n’est qu’à trois kilomètres.

La proximité de la rivière permet le rouissage du chanvre, opération qui peut aussi se faire dans des « routoirs », bassins creusés à cet effet, ce qui évite la pollution du cours d’eau. La fibre trempe pendant 10 jours, dégageant une odeur forte. Bien que très modestes, les habitations troglodytiques ont deux avantages : elles conservent une température stable lors des périodes de grands froids et leur degré d’hygrométrie permet le filage du chanvre dans de bonnes conditions. Le statut des tisserands est moins précaire que celui des journaliers, et quand il y a ascension sociale, elle reste très modeste.

Le recensement de 1836 dénombre 35 tisserands qui disparaissent ensuite au cours du 19e siècle. Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce déclin : la concurrence de l’industrie textile mécanisée, la recherche de conditions de vie moins rudes, l’exode rural qui touche en ce siècle de révolution industrielle, les deux groupes les plus modestes, journaliers et tisserands. Même si l’on tient compte de l’installation de tuileries, Saint-Rémy offre peu d’emplois, en revanche, il s’en crée à Descartes où la papeterie est en plein essor ; dans la cité ouvrière construite pour la main d’œuvre, les conditions de vie sont bien meilleures que dans les caves troglodytiques qui ont abrité des générations de tisserands disparus définitivement de Saint-Rémy-sur-Creuse.

Développement et évolution de l’habitat dans une ville moyenne : Châtellerault 1945 à nos jours. Forum du 26 janvier 2019

 

 

Faisant suite à l’Assemblée générale annuelle ordinaire, Jean-Noël Lattwein nous présente 70 ans de l’évolution de l’habitat à Châtellerault.

Il prend appui sur une riche iconographie (photos, plans, graphiques, cartes) pour décrire les trois grandes étapes chronologiques du phénomène : 1945-1960 ; 1960-1974 ; 1974 à nos jours.

 

Châtellerault connait dans les trois décennies d’après-guerre un fort accroissement de population : 22 800 habitants en 1946, 37 000 en 1975. Le conférencier souligne les besoins criants de logement et de relogement pour palier aux locaux insalubres, baraquements… Il décrit alors le rythme élevé des constructions : les cités d’urgence, les initiatives des « Castors », le programme Baticoop des Châteliers-Minimes, les premiers immeubles collectifs aux Minimes, à Sainte Catherine, aux Renardières.

Dans les années soixante, de grands travaux de logements sociaux sont lancés : c’est le programme « logement, formation, industrialisation » du maire Pierre Abelin. Cela se traduit par la ZUP de la plaine d’Ozon, les programmes sociaux de relogement (PSR), la Zone d’Aménagement Concertée de la Forêt. L’activité industrielle centrée autour de la Manu et de Tivoli bascule vers la Zone industrielle Nord. La circulation routière dans la ville est profondément modifiée avec l’ouverture du nouvel axe nord/sud qui complète le tracé historique de la RN 10 par le pont Henri IV et l’avenue d’Estrée. Les avenues Sainte-Catherine et Albert Camus ainsi que le pont Lyautey sur la Vienne permettent le contournement de Blossac et une jonction nord sud plus directe. L’avenue Jean Jaurès est élargie.

A partir de 1968, Châtellerault, connaît une décroissance et un vieillissement de sa population. Le rythme annuel des constructions baisse. Des ménages choisissent d’habiter les communes périphériques où la population s’accroit : Antran, Thuré, Cenon.

L’effort est alors porté vers la rénovation urbaine, par exemple sur Châteauneuf, Avaucourt,             les Renardières. Les lotissements créés sont surtout localisés aux Renardières, à la Montée Rouge, Brelandière, à la Croix de Piétard, aux Minimes, à Targé, sur l’avenue Ripault, aux Gruges d’Ozon et à Antoigné. Les immeubles collectifs de standing, des hébergements spécifiques (pour les jeunes : résidences étudiantes, et les personnes âgées : maison médicalisée, EHPAD, « maisonnées »), les personnes démunies ou handicapées, le peloton de gendarmerie… s’inscrivent dans le paysage.

Les années 2000 voient des grands travaux de destructions de tours, de barres et de l’habitat dégradés, et de reconstruction d’immeubles plus petits, de logements modernes.

Le conférencier termine par une photo très récente des rénovations en cours sur l’îlot des Cordeliers.

A l’occasion des questions du public, une actualisation et des compléments sont apportés par madame Lavrard, 1ère adjointe au maire en charge de l’urbanisme, sur l’état de l’habitat et les grandes orientations prévues dans ce domaine.

Un compte-rendu plus complet de la conférence sera délivré dans une prochaine revue du CCHA.

 

 

 

Assemblée générale et conférence du samedi 26 janvier 2019

Centre Châtelleraudais d’Histoire et d’Archives

48 rue Arsène et Jean Lambert, 86100 Châtellerault

ccha.chatellerault@gmail.com

http://ccha.fr

Facebook : Centre châtelleraudais d’histoire et archives

Tél : 05 49 21 93 07

La première conférence que nous vous proposons cette année,

 

le 26 janvier 2019, salle du Verger, sera précédée à 14 heures 30,

 par l’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU CCHA

 

 

À 16 heures

 Jean-Noël Lattwein

Chercheur au CCHA

 Le développement de l’habitat dans une ville moyenne :

 Châtellerault de 1945 à nos jours

 Après la guerre, la ville vit une période intense de constructions collectives jusqu’au milieu des années soixante-dix. Dans les années quatre-vingts, les lotissements de maisons individuelles en zone périurbaine et les immeubles de standing en centre-ville prennent le relais, suivis de programmes de rénovation de l’habitat collectif et de dispositifs spécifiques pour le centre-ville. Ce forum vous propose une rétrospective du développement urbain châtelleraudais dont de nombreux particularismes restent ignorés.

 

À l’occasion de la sortie du hors-série

Lendemains de la Première Guerre mondiale en Châtelleraudais l’association Vals de Gartempe, Creuse, Anglin   vous propose une exposition

 Guerre de 14-18

400 Vicquois mobilisés

 

Le hors-série sera disponible pour les souscripteurs ; si vous ne pouvez être présent le 26 janvier, vous pourrez récupérer cet ouvrage salle culturelle du Centre des archives communautaires de Grand Châtellerault, 48 rue A. et J. Lambert à Châtellerault mercredi 6 février de 14 h 30 à 16 h30.

 

  • L’ Assemblée générale : pour pouvoir voter, il faut être à jour de sa cotisation

25 € adhésion individuelle, 30 € pour un couple. L’adhésion peut être payée par chèque à adresser au CCHA, ou prise lors de la conférence. Elle est au même coût qu’en 2018, mais les frais d’envoi suivent la hausse des expéditions postales. Pour 2019, l’expédition des deux revues annuelles s’élève à 11 €. Il est rappelé que les revues pour lesquelles l’envoi postal n’est pas choisi seront distribuées lors des deux conférences de mai et de novembre, ainsi que lors des permanences annoncées aux adhérents. En cas de non récupération, elles seront stockées et disponibles à l’occasion des conférences suivantes.

 

Si vous souhaitez rejoindre le Conseil d’administration du CCHA, nous serons heureux de vous y accueillir ; les suggestions, les expériences des nouveaux membres sont toujours une source d’enrichissement pour notre association.

Vous trouverez en page 3 les formulaires de pouvoir et de candidature.

 

 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Samedi 26 janvier 2019 à 14 h 30, salle du Verger à Châtellerault

 L’Assemblée générale se tient chaque année en janvier. Le compte-rendu sera envoyé  aux adhérents ; il sera également possible de le consulter, dès la prochaine conférence, à la « table du CCHA »

Les formulaires de pouvoir et de candidature sont proposés ci-dessous pour deux personnes, car de nombreux membres ont une adhésion couple.

 POUVOIR – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU CCHA – 26 janvier 2019

 

Si vous ne pouvez pas participer à l’Assemblée Générale, vous pouvez remettre le présent pouvoir à un adhérent de votre choix désigné nominativement, ou envoyer ce pouvoir signé avant le 22 janvier 2019.

 

  • par courrier : au siège du CCHA, 48 rue A. et J. Lambert, 86100 – Châtellerault
  • par internet : chatellerault@gmail.com
  1. M. M me ………………………………..donne pouvoir à M. M me ………………………………. pour me représenter et délibérer en mon nom à l’Assemblée Générale du CCHA du 26 janvier 2019.

 

À…………………………….. le ……janvier 2019.

 

 

  1. M. M me …………………………………. donne pouvoir à M. M me ……………………………. pour me représenter et délibérer en mon nom à l’Assemblée Générale du CCHA du 26 janvier 2019.

 

À……………………………. le ……janvier 2019.

 

 

 

Appel à candidature : compléter le formulaire ci-dessous à envoyer signé avant le 22 janvier 2019.

  • par courrier : au siège du CCHA, 48 rue A. et J. Lambert, 86100 – Châtellerault
  • par internet : chatellerault@gmail.com

 

 

CANDIDATURE AUX ÉLECTIONS – ASSEMBLÉE GÉNERALE DU CCHA

 

NOM…………………………….. Prénom…………………………………….

adresse :……………………………………………………………………………………………………

présente ma candidature au Conseil d’Administration du CCHA

À …………………………….. le …….janvier 2019.

 

 

 CANDIDATURE AUX ÉLECTIONS – ASSEMBLÉE GÉNERALE DU CCHA

 

NOM…………………………….. Prénom…………………………………….

adresse :……………………………………………………………………………………………………

présente ma candidature au Conseil d’Administration du CCHA

À …………………………….. le ……janvier 2019.

 

 

Documents de synthèse sur l’histoire de la Manufacture d’armes de Châtellerault

Pour retracer rapidement l’histoire de la manufacture d’armes de Châtellerault, la lecture de 3 documents de synthèse permet d’en appréhender les principaux événements :

  • la plaquette du Service « Pays d’art et d’histoire du Châtelleraudais » Laissez-vous  conter la Manufacture d’armes de Châtellerault » manu_pays d’art et d’histoire
  • le recueil de chroniques de membres du CCHA, parues dans le quotidien régional la Nouvelle république manu nr pdf4
  • l’exposé de M. Guihot fait en 1994 au Groupement Interprofessionnel des Entreprises du Châtelleraudais GIC_Exposé P-G_1994 histoire manu