C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Souscription pour le Hors série L’Industrie châtelleraudaise

L’industrie châtelleraudaise  Cent ans d’histoire

Cette étude résume les temps forts d’un siècle d’histoire industrielle dans l’ancien arrondissement de Châtellerault ; elle identifie les évènements majeurs des années cinquante-soixante ; elle retrace l’évolution des principaux secteurs industriels et des entreprises de notoriété nationale dont les marques ont disparu ou sont toujours présentes.

L’ouvrage : 166 pages avec de nombreuses illustrations noir et blanc et couleurs – format A5.

Il sera disponible

– lors de l’assemblée générale du samedi 29 avril, salle C. Pagé, à Châtellerault

– le lundi 15 mai de 14 h à 16 h, dans la salle culturelle du Centre d’Archives du Pays Châtelleraudais, 48 rue A. et J. Lambert à Châtellerault.

 

L’auteur : Jean-Noël Lattwein est diplômé de géographie industrielle à la Sorbonne. À l’issue d’une carrière au ministère de l’Agriculture, et après son installation à Châtellerault, il a constitué un vaste corpus d’informations qui lui a permis de retracer l’histoire de l’industrie châtelleraudaise sur cent ans.

Jean-Noël Lattwein est l’un des administrateurs du CCHA.

En souscrivant avant le 16 mars 2017, vous bénéficiez d’un tarif préférentiel sur le prix de vente public et contribuez à la publication de cet ouvrage.

  • Prix d’un exemplaire : 13 €.
  • Pour les frais d’envoi par la poste rajouter la somme de  4, 50 €, soit 17, 50 €.

Vous trouverez le bulletin de souscription en dessous de cet article.

Les chèques ne seront débités qu’après la parution de l’ouvrage.

A compter du 21 avril 2017, le livre sera vendu 15 € + frais d’envoi : 4, 50 € soit 19, 50 €.

Bulletin de souscription du hors série n°3

 

 BULLETIN DE SOUSCRIPTION

A retourner rempli et accompagné du chèque à Joseph Chotard, 84, rue de Gravelines 86100 Châtellerault

Pour tous renseignements : Joseph Chotard (tél 05 49 21 67 61),  joseph.chotard@free.fr

 

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L’industrie châtelleraudaise    Cent ans d’histoire

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Invitation au 93ème forum du CCHA

93e forum

de l’Histoire châtelleraudaise

 Samedi 18 mars 2017

Salle C. Pagé, à Châtellerault

 

 16 h : CONFÉRENCE

 

Cartes et plans du Châtelleraudais du XVIIIe au XXe siècles

 

Par   Nicolas Jacob

Directeur du Centre des Archives de l’Armement et du Personnel Civil de Châtellerault

DÉBAT

PRÉSENTATION DES PUBLICATIONS DU CCHA

 Entrée libre et gratuite

avec le soutien de  la Ville de Châtellerault et

compte rendu du 90ème forum organisé le 22 octobre 2016

     Conférence  donnée par Marjorie Alaphilippe

«  Marie-Félix Faulcon, un député polygraphe de la Vienne en Révolution »

 

Marjorie Alaphilippe, professeure agrégée d’Histoire-Géographie au lycée Marcelin Berthelot de Châtellerault est venue présenter des extraits de la thèse qu’elle prépare sous la direction de Frédéric Chauvaud (Université de Poitiers) et de Pierre Serna ( Université de Paris I). Elle a permis au public châtelleraudais de découvrir un personnage méconnu et original.

 

Alaphilippe_Faulcon_300-191x300C’est en effet au moins connu des députés de la Vienne de 1789 que la conférencière s’est intéressée. Marie-Félix Faulcon n’a pas publié ses mémoires contrairement à Jacques-Antoine Creuzé Latouche de Châtellerault et à Antoine-Claire Thibaudeau. Pourtant, il a exercé une longue carrière politique et a traversé toute la seconde moitié du XVIIIe et la première moitié du XIXe siècles, de 1758 à 1843.

La conférencière a montré l’intérêt de la pensée politique de ce défenseur de la constitution, attaché au droit et à la conciliation entre l’ordre et la liberté. Elle le présente comme un homme libre, avec un ancrage local fort de Civray où il est né, à Poitiers où il a fait ses études de droit. Mais c’est surtout à son écriture qu’elle s’intéresse, une écriture-fleuve puisqu’il a produit 25 000 pages de manuscrits très divers, un journal intime, des récits de voyage, des poésies, des essais… Il est vrai que ce fils d’imprimeur du roi et d’une mère protestante attachée au texte était peut-être promis à une carrière d’écrivain.

Il écrit un journal des évènements du 13 au 15 juillet 1789, puis continue en 1790-1791. Il a une manière d’écrire très humaine, personnelle et indépendante. Après cette période, n’étant plus député et de retour à Poitiers, il s’efface, troublé par la Terreur, mais cherchant à ne pas se compromettre devant le Comité de surveillance de 1793. Il revient en politique en 1795 où il est choisi pour siéger au Conseil des 500. Il se rapproche de Bonaparte et devient vice-président du Corps législatif en 1803. Lors de cette période faste, il fait publier ses œuvres et acquiert une certaine reconnaissance littéraire.

Sa carrière politique prend fin avec la déchéance de Napoléon Ier et la restauration de la monarchie en 1814. De 1815 à 1843, de retour à Poitiers, il ne lui reste que la plume pour s’exprimer. Il tente en vain d’écrire ses mémoires et écrit de plus en plus de poésies, une tous les trois jours ! Ses poèmes parlent d’histoire mais assez peu de la Révolution. Jusqu’en 1830, il s’inspire de ses voyages, mais après, il est plus aigri par la disparition de sa génération et se tourne vers la lecture. La médiathèque de Poitiers a conservé ses notes de lectures : plus de 5 000 références !

Il meurt le 31 janvier 1843 dans l’indifférence générale. Ce fut pourtant un acteur de la Révolution, un écrivain polyvalent, qui a cherché par l’écriture à se donner une cohérence.

Le public a été conquis par cette présentation touchante et méticuleuse, et il a pu, à l’occasion de ce forum, profiter de l’exposition de journaux originaux des années révolutionnaires, de l’Empire et de la première Restauration prêtés par le collectionneur Francis Garnier.

Marie-Claude Albert

 

N°32 de l’avant-guerre à l’après-guerre 14-18

Scorbé-Clairvaux, entre 1900 et 1914, une commune rurale du Châtelleraudais avant la Grande Guerre, Bernard Fy

La veuve Boiron-Guillot, libraire et imprimeur. Châtellerault, première moitié du XXe siècle, Christiane Escanecrabe

Un soldat blessé en 1914, Fernand Lécuillier Claudie et Alain Bourreau

Les élections d’avril-mai 1914 dans l’arrondissement de Châtellerault Alain Houisse

 Varia

De l’apprenti à l’ingénieur. Témoignage sur la formation à la Manu Jean-Claude Merle

 Conférences

Mémoires d’un élu communiste aux responsabilités locales, nationales et internationales, Paul Fromonteil

Un poilu châtelleraudais, Raoul Bouchet (1914-1916) au cœur des Archives, Pascal Borderieux

D’autres regards sur la guerre 14-18 Conférence de la Ligue des Droits de l’Homme, commentée Françoise Metzger

Des camps dans la Vienne, 1939-194 Conférences des archives départementales de la Vienne, commentées par Marie-Claude Albertcouv130

Compte rendu du 91ème forum

Le 91ᵉ forum du CCHA était consacré à « Charles de Gaulle la construction du militaire et du politique 1910-1925 ».

Lucien Jugé, maire de Scorbé-Clairvaux et président de l’association « De Gaulle, mémoire pour l’avenir » nous a présenté l’enfance, la guerre 1914-1918 et la « campagne polonaise » de Charles de Gaulle.

 

 

Charles de Gaulle est né à Lille, le 22 novembre 1890 dans une famille catholique et patriote plutôt portée vers la monarchie. Son père, Henri de Gaulle, professeur de lettres, mathématiques et histoire, a une grande influence sur lui. Élevé dans la culture de la grandeur nationale, manifestant d’emblée une propension au commandement, il affiche très tôt sa vocation pour la carrière des armes.

Après ses études secondaires, il est reçu en 1909 à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, 119e sur 221 ; il en sort bien classé, 13e rang, en 1912. Il choisit alors l’infanterie et est affecté au 33e RI cantonné à Arras, sous les ordres du colonel Pétain.

La première guerre mondiale éclate en août 1914. Le lieutenant de Gaulle se bat avec le 33ème RI. Il est blessé à la jambe le 15 août, à Dinant en Belgique, puis une deuxième fois à la main gauche ; il est d’abord commandant de compagnie puis adjoint au colonel.

Sur le champ de la bataille de Verdun, à Douaumont, le 2 mars 1916, il est laissé pour mort et reçoit une citation, à titre posthume, à l’ordre de l’armée. En fait, prisonnier en Allemagne, il est soigné d’une blessure à la cuisse gauche à l’hôpital de Mayence. Ayant tenté de s’évader à cinq reprises, il est enfermé dans plusieurs prisons dont la forteresse d’Ingolstadt en Bavière, la prison militaire de Passau et le camp de Wülzburg. Il est libéré à l’armistice après 32 mois de détention. En captivité il approfondit sa connaissance de l’Allemagne, en lit la littérature et la presse. Il fait des conférences d’ordre stratégique et géopolitique, ainsi, sur le déroulement de la guerre. Ses compagnons de captivité sont notamment le commandant Catroux et Toukhatchevski, futur maréchal de l’Armée Rouge.

Après la Première Guerre mondiale, de Gaulle s’engage à deux reprises auprès de l’Armée polonaise autonome. Créée et organisée en France, elle combat les russes.

D’avril 1919 à mai 1920, il est à la Mission militaire française du général Henrys qui participe à l’organisation générale, l’aide matérielle et l’instruction de l’armée polonaise.

De Gaulle se voit ensuite confier la tâche d’instructeur à l’école d’infanterie de Rembertow où il donne plusieurs conférences remarquées.

De juin 1920 à janvier 1921 il participe aux opérations de l’armée du sud et du centre du Général Rydz-Smigly, ce qui lui vaut une citation supplémentaire. Il rédige plusieurs documents sur son expérience et théorise la guerre de mouvement.

 

Plus de soixante-dix personnes ont pu découvrir cette période moins bien connue de la vie du premier président de la Cinquième république.

 

Compte-rendu de Jean-Noël Lattwein