C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Le prochain forum

84e forum
de l’Histoire châtelleraudaise

Samedi 30 mai 2015
Moulin de Chitré, à Vouneuil

15 h 15 : EXPOSITION

16 h : CONFÉRENCE

Le Pinail. L’autre bataille.
Du 10e siècle à nos jours

par Yves Texier
ancien principal de collège
maire honoraire de Vouneuil-sur-Vienne

DÉBAT
PRÉSENTATION DES PUBLICATIONS DU CCHA

Entrée libre et gratuite
avec le soutien de la Ville de Châtellerault et de la CAPC

A propos du forum du 21 mars 2015

Vengeance, empoisonnement, affaire Poupault, si l’on ajoute à cela le mot prison, titre de l’exposition présentée dans la salle de conférence… on se croit dans une série noire ! Pour le 83e forum du CCHA, notre conférencier, Gwénaël Murphy, joue les Maigret et ce n’est pas pour déplaire aux quelque 75 personnes venues partager le suspense. Marie-Claude Albert présente Gwénaël, agrégé et docteur en histoire, co-fondateur du CCHA en 1999 avec Pascal Borderieux, notre archiviste châtelleraudais. Il est l’historien par excellence « des gens ordinaires » et des femmes en particulier. N’a-t-il pas fait sa thèse sur « les religieuses en Poitou » ?
Mais les femmes qui l’intéressent ne sont pas toutes vertueuses et ses recherches l’amènent aussi à se pencher sur des histoires d’empoisonnement, très en vogue au XIXe siècle, son récent livre «Les vénéneuses» en témoigne.
Revenons donc à notre mystérieuse affaire : un mari, un beau-fils et une belle-mère en sont les principaux personnages… Qui est vraiment la victime ? Le beau-fils, François, qui se plaint à son médecin de maux de ventre et de nausées et qui clame que Jeanne, sa belle-mère, veut sa mort ? Ou bien Jeanne, l’accusée qui nie farouchement avoir versé du vert de gris dans la nourriture de son« fillâtre » ? Mais le médecin accuse, la rumeur aussi…
On assiste comme dans un film aux différents interrogatoires, avec les questions et les réponses, qui vont mener l’accusée aux Assises. On attend les résultats des prélèvements effectués à partir de résidus retrouvés au fond des « vases ». Ils sont accablants : ces restes contiennent du verre broyé et de la limaille de cuivre qui peuvent, selon le médecin du beau-fils entrainer la mort. Nous voilà donc en présence d’une tentative de meurtre et Jeanne est arrêtée. De février à août 1832, date de son procès en Assises, elle est incarcérée à Châtellerault puis à Poitiers. Elle subit d’autres interrogatoires avec témoins mais affirme toujours être innocente en dépit de ses rapports on ne peut plus conflictuels avec François Philippe son beau-fils.
Et le père, Jacques Philippe, dans cette affaire ? Ancien soldat de l’armée de Napoléon, 22 ans de carrière militaire, il tient un cabaret au Champ de Foire à Châtellerault. Au cours de ses nombreuses campagnes, il s’est marié et a eu un fils François : le plaignant. C’est en 1821 seulement qu’il épouse Jeanne Poupault, 43 ans, célibataire, 1 m 35, le visage ravagé par la petite vérole, mais certainement apte à aider au cabaret…On devine que les années passées à courir l’Europe, à côtoyer la mort et les horreurs de la guerre, les dures conditions de vie souvent allégées par l’alcool, n‘ont pas fait de ce mari un modèle de douceur… Mais à son sujet le silence est total. De lui on ne parle pas. Il n’est même pas interrogé ni cité dans le cadre de l’enquête et bien pis, il disparait totalement du paysage au moment du procès ! Un suspect potentiel qui aurait fait accuser sa femme pour s’en débarrasser ?
Quoi qu’il en soit, le 20 août 1832, au Palais de Justice de Poitiers, Jeanne Poupault qui risquait la « peine infamante » est déclarée non coupable par le jury d’Assises.
On peut retrouver cette femme brisée à Châtellerault où elle finit par entrer, à l’âge de 78 ans, « veuve et sans asile » à l’Hospice de la ville. Elle y décède peu de temps après en 1856.
Un bien agréable moment pour des auditeurs passionnés par l’histoire mais aussi par un conférencier qui a su nous faire revivre pleinement cette « affaire » et souvent avec humour. Merci Gwénaël !
Jacqueline Gagnaire

TravailL’ouvrage collectif auquel Gwénaël Murphy a participé,
« Les Vénéneuses. Figures d’empoisonneuses de l’Antiquité à nos jours »,
paru en février 2015 aux Presses Universitaires de Rennes.

Nos anciennes revues

Si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter Jacqueline Gerland : js.gerland@gmail.com

Prix d’une revue: 2 euros

Thèmes Auteur Année reste
3 L’école privée en Châtelleraudais (1900-1939)
  1. Bouquet
2002 14
Aimée de James, religieuse de Lencloître (1755-1794)
  1. Murphy
2002  
8 Bains-douches et bateaux-lavoirs à Châtellerault, 1830-1930
  1. Millet
2004 1
Les femmes du Poitou sous l’Occupation
  1. Soulard
2004  
9 Le syndicalisme des ouvriers de l’Etat avant 1914. L’exemple des établissements du Poitou-Charentes
  1. Cantamessa
2005 21
Le marquis de Pérusse des Cars et la physiocratie.
  1. Gagnaire
  2. Pauly
2005  
10 Les sociétés musicales châtelleraudaises dans les fêtes
  1. Guais
2005 4
Les fêtes d’aviation à Châtellerault
  1. Millet
2005  
11 Foire de la saint Roch
  1. Banos
2006 7
Les fêtes pendant la première guerre mondiale
  1. Metzger
2006  
12 Les Châtelleraudais et la guerre 1939-1945 M.C. Albert 2006 10
Charles Arambourou, premier opérateur du cinématographe en Poitou
  1. Taillé
2007  
14 Le passage de Bordeaux-Paris à Châtellerault
  1. Hervé
  2. Soulard
2007 10
La commémoration de la Commune de Paris à Châtellerault (1871-1914) C.A. Krauskopf 2007  
17 L’immigration à Châtellerault des années vingt à aujourd’hui
  1. Sivasli
2009 4
Châtellerault et la guerre 14-18, par Charles et Eugène Arambourou
  1. Bugnet
  2. Pergant
2009  

 

Le CCHA vous sollicite

Pourquoi une collecte de documents ?

 

L’Histoire et les Archives sont placées au cœur du nom et des centres d’intérêts de notre association. Le thème actuel de nos recherches : « Le Châtelleraudais de 1910 à la fin des années 1920 : du front à l’arrière. » nous amène à travailler sur des documents d’époque. Les Archives départementales, les Archives municipales et communautaires, le dépouillement des journaux, nous fournissent des informations multiples.

Notre volonté est d’être au plus près du vécu des contemporains de la période étudiée. C’est pourquoi nous faisons appel à vos ressources : dans vos greniers, vos caves, vos armoires et malles, vous avez peut-être ces documents un peu oubliés mais précieux : livrets militaires, lettres envoyées et reçues, cartes postales, carnets médicaux, guides des pensions, photographies de combattants, cartes d’invalidité, dessins, recueils de chansons ou de poèmes, journaux… qui, chacun à son niveau, nous parlent de la Grande Guerre.

Ces documents sont destinés, avec votre accord enregistré par une convention, à être numérisés par les services des Archives municipales et communautaires, et utilisés pour la production, à l’horizon 2017-2018, d’un DVD, d’un hors série de la Revue d’Histoire du Pays Châtelleraudais, d’expositions thématiques.

Les originaux vous seront restitués dans les meilleurs délais.

Pour nous joindre, téléphonez au 05 49 93 64 16 (C. Pauly), au 05 49 23 40 27 (M.C. Albert), au 05 49 21 93 07 (J.L. Gillard), ou contactez le Centre des Archives municipales et communautaires, 48, rue A. et J. Lambert à Châtellerault.

 

Des archives familiales pouvant nous être confiées. Cinq frères Barbottin de Thuré partis à la guerre. Seuls deux sont revenus dont un gazé.            Documents publiés avec l’autorisation de la famille Barbottin.

 

 

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Le forum du 31 janvier 2015

C’est maintenant bien acquis… Le forum n’est pas « que » la conférence. Ce 31 janvier, une exposition de reproductions de cartes postales anciennes permettait de redécouvrir quelques bâtiments à l’architecture remarquable. Un diaporama faisait revivre l’exposition de novembre 2014 à l’espace Clemenceau. Et Virginie Tostain, animatrice de l’architecture et du patrimoine pour le Pays d’art et d’histoire du Châtelleraudais, apportait un éclairage nouveau sur « la maison Colombet ».

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A propos de la conférence

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En ce samedi, salle Camille Pagé, Alexandre Paléologue, jeune docteur en Histoire de l’Art, a mis toute une salle sous le charme de « l’Art Nouveau », courte période qui va de la fin du 19e siècle, vers 1885, jusqu’en 1910 environ. Un renouveau que quelques architectes à Paris ou à Bruxelles vont lancer en réaction au classicisme ambiant. C’est une véritable mode qui envahit rapidement tous les pays d’Europe et arrive bientôt aux Etats Unis. On sort du cadre académique avec ce nouveau style qui entre partout : dans les constructions, les intérieurs et les objets de décoration.

Il s’inspire de la nature sous l’influence du japonisme et les pierres des façades s’ornent d’entrelacs de fleurs ou de feuilles  harmonieusement sculptés dans la pierre autour des fenêtres et des portes : iris, pavots, arums ou chardons…sujets empruntés à la nature et que l’on retrouve sur les fers forgés des grilles ou sur des céramiques colorées.

La distribution intérieure des habitations est différente : plus de couloir, mais plusieurs entrées donnant directement dans les pièces. Les cheminées, les meubles de formes élégamment courbes se parent eux aussi des symboles de la nature.

Avec d’autres chercheurs, Alexandre Paléologue a recensé ces maisons dans la région Poitou-Charentes. Le résultat de leurs recherches a d’ailleurs fait l’objet d’un livre fort bien documenté, également présenté dans le cadre du forum. Un diaporama nous permet de découvrir ou de redécouvrir huit habitations réparties dans Châtellerault présentant les caractéristiques du « modern style »

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La plus richement dotée de ces maisons est située rue du Tabary. Elle a été conçue par Eugène Colombet, architecte châtelleraudais. D’autres demeures du même style se trouvent encore rue Augustin Neveu, boulevard Victor Hugo ou rue des Scieurs. On peut en voir aussi boulevard d’Estrées, rue de la Chevretterie, rue Jeanne d’Arc et place Dupleix.

Toutes ces photos présentées et les descriptions qui en sont faites par le conférencier donnent envie au public de se promener en ville à la découverte de ces demeures originales. Une sortie guidée, proposée par Virginie Tostain, suscite le plus grand enthousiasme auprès des personnes présentes, ravies d’avoir pu enrichir pendant quelques heures leurs connaissances dans le domaine de l’art.

Jacqueline Gagnaire

Souvenirs et bilan de l’exposition 14-18

Dans le cadre de son Groupe de Recherche d’Archives et d’Histoire du Châtelleraudais (GRAHC), le CCHA s’est donné comme thème d’étude : Le Châtelleraudais de 1910 à la fin des années 20 : du front à l’arrière.
Le projet présenté a reçu le label de la Mission du Centenaire pour la Commémoration de la Grande Guerre.
Pour 2014, le choix de l’activité principale s’est porté sur une exposition qui s’est tenue à l’espace Clemenceau à Châtellerault, du 4 au 14 Novembre. Le Souvenir Français s’est joint au CCHA pour mener à bien cette manifestation.
Dès lors, ce fut la mobilisation générale, de la main-d’œuvre et du matériel. L’installation a été menée au rythme d’une offensive foudroyante:

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Dès le lendemain, tout était opérationnel:

1)  L’installation.

2)  L’accueil des scolaires.

3)  Le film Ils avaient vingt ans..

4) Un tableau aimablement prêté par son auteur.

5) L’exposition itinérante produite par Canopée et l’ONAC.

6)Le diaporama sur les photos Arambourou.

7) Les bornes stéréoscopiques.

8) Les objets dans les vitrines.

9) La table d’accueil qui sut recueillir les prêts en vue de leur numérisation.

 

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Du 4 au 14, chacun trouva sa place, la relève étant toujours assurée grâce aux plans préparés par un état major efficace et présent sur le terrain.
Le succès fut au rendez-vous puisque près de 1300 personnes vinrent nous rendre visite, dont un peu plus de 300 scolaires, du CE2 jusqu’aux classes de lycée. La mémoire est ainsi transmise aux générations montantes pour qu’elles n’oublient pas l’histoire de notre pays, le sacrifice des populations, et qu’elles réfléchissent aux effets et méfaits de la guerre.

Sans parler de victoire puisqu’il n’y eut que des gagnants, le bilan autour d’un verre et de friandises montra un équilibre financier de la manifestation, une satisfaction de l’ensemble de l’assistance, et quelques points de détails à améliorer. A cette occasion, Marie-Claude Albert et Pierre Bugnet ont déposé, au siège du CCHA, la récompense obtenue pour leur ouvrage sur la Manu (en collaboration avec D. Hamelin et P. Mortal) remise par la Société des Auteurs du Poitou – Charentes.

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Déjà 2015 se profile à l’horizon. Le CCHA vous invite à retenir la date du 20 Juin pour une nouvelle manifestation : un circuit mémoriel en voitures anciennes dans divers lieux du Châtelleraudais de commémoration de la Grande Guerre. Rendez-vous nombreux pour fêter l’arrivée de l’été !

Jean-Luc Gillard