C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Les expositions du CCHA

EXPOSITIONS

Le CCHA, association, créée en 1999, a pour buts de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du Pays châtelleraudais.

Si vous faites partie d’une municipalité, d’une association, d’un établissement scolaire, d’une entreprise…, vous pouvez, à l’occasion d’une manifestation, emprunter nos expositions (gratuitement – pour une durée de 1 jour à 1 mois).

– « Fêtes et Jeux dans le Châtelleraudais du XVIIIe siècle à 1960 »

26 panneaux 80/120 cm)

– « Histoire industrielle du Châtelleraudais du XVIIIe au XXe siècle »

 (13 panneaux 80/120 cm)

– « Les migrants de la Manu »

(4 panneaux 80/120 cm)

Une convention en précise les modalités.

Pour tous renseignements, n’hésitez pas à nous contacter

Les bals, Geneviève Millet

Ils étaient nombreux les jeunes ne disposant pas de moyen de  déplacement comme de nos jours, ils pouvaient ainsi se rencontrer et s’amuser. Chaque commune, chaque quartier avait son assemblée à date fixée, immuable, permettant aux danseurs mais également aux musiciens de s’organiser. Les plus anciennes traces d’assemblée que nous ayons trouvées remontent à 1842 : une assemblée champêtre dite d’Antran (AMC, 1D14) et 1852, à la Brelandière ! (‘Echo de Châtellerault’, l’un des 1ers journaux dont nous disposons). Les assemblées se déroulaient à la belle saison, elles commençaient à Pâques pour se terminer en septembre. Parmi elles, l’assemblée d’accueillage n’était pas seulement un divertissement : c’était le lieu où les employés de ferme trouvaient à se louer, le dimanche de Quasimodo, après Pâques.
L’hiver, d’autres occasions se présentaient : les fêtes patronales : Saint-Blaise, fête des laboureurs, Saint-Vincent, fête des vignerons, saint- Fiacre, fête des jardiniers, Saint-Eloi, fête des maréchaux, Sainte-Catherine, fête des filles célibataires, etc…

 

La suite de l’article : Geneviève Millet, Les bals

Geneviève Millet, La Fête nationale

Aujourd’hui, le 14 juillet est la fête nationale, célébrée chaque année par toutes les communes de France. Le 14 juillet nous renvoie à 1789 et à la prise de la Bastille, à 1790 et à la fête de la Fédération. Ecoutons Victor Hugo parler de cette fête : « Cette fête est une fête populaire. Voyez la joie qui rayonne sur tous les visages, écoutez la rumeur qui sort de toutes les bouches. C’est plus qu’une fête populaire, c’est une fête nationale. Regardez ces bannières, entendez ces exclamations, c’est plus qu’une fête nationale, c’est une fête universelle. Constatez sur tous les fronts : Anglais, Hongrois, Espagnols, Italiens, le même enthousiasme. Il n’y plus d’étrangers. Messieurs, le 14 juillet, c’est la fête humaine ! Oui, la chute de la Bastille, c’est la chute de toutes les Bastilles. Le 14 juillet a marqué la fin de tous les esclavages. Le grand effort humain a été un effort divin. »   La suite de l’article : Geneviève Millet, La Fête nationale

Usseau, quelques fêtes du passé, Clairette Gautier,

La Saint Blaise

Célébrée chaque année dans le village, en janvier ou février, mois d’hiver pendant lesquels les travaux des champs connaissent un ralenti, la Saint Blaise est avant tout la fête des laboureurs, des paysans.
Cette fête, la plus importante du pays, très traditionnelle, placée sous le signe de l’union, qui a connu un grand succès avant guerre, s’est interrompue pendant la guerre 39-45, pour reprendre en 1948. On y trouve alors cordialité, solidarité, ambiance de grande sympathie, d’autant que l’on vient de sortir d’années difficiles d’éloignement des hommes, de pénurie, de rationnement, dues au conflit.
Elle est alors présidée par des conseillers municipaux selon la tradition établie. Il appartient au président et au cafetier qui assurera le repas de procéder aux invitations : ils passent dans les maisons du village (fermes ou autres), dans les communes voisines et n’oublient pas les commerçants et artisans du « Carroué » de Châteauneuf, avec lesquels les cultivateurs sont en relation importante pour leurs affaires.
Même si, parfois, plus tard, elle est présidée par des artisans, et devient la fête de la communauté tout entière, le président porte toujours l’aiguillon enrubanné et surmonté d’une gerbe d’épis, appelé parfois  « bâton de la confrérie », et cette manifestation continue à se nommer « Fête des laboureurs ». La dernière véritable Saint Blaise est célébrée à Usseau en 1969, puis, devant la difficulté à trouver des présidents, pour ne pas perdre la tradition, on a continué à organiser un banquet annuel sans présidence.

 

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