C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

N° 34 De l’avant-guerre à l’après-guerre 14-18

DOSSIER :

De l’avant-guerre à l’après-guerre 14-18

dans le Châtelleraudais

Les 2 151 ouvrières de la Manufacture d’armes pendant la Première guerre mondiale, Marie-Claude Albert, Joseph Chotard p.2

Les hôpitaux auxiliaires et bénévoles en châtelleraudais en 1914-1918Claudie Bourreau, Pierre Bugnet, Geneviève Millet, p.17

Une tombe familiale châtelleraudaise 1882-2011 La pleureuse du marbrier BordeauxFrançoise Metzger, p.32

Mémoire de pierre de la Grande Guerre Narcisse Bordeaux et autres marbriers châtelleraudaisChristiane Escanecrabe, p.47

Varia

Naissance de la presse à Châtellerault : le Colporteur

Alain Houisse, p.62

Une histoire de sirène châtelleraudaise, des années trente à nos jours

Jacqueline Gagnaire, p.75

Conférences

Un député poitevin polygraphe en Révolution : Marie-Félix Faulcon (1758 – 1843)

Marjorie Alaphilippe p.80

Charles de Gaulle 1910 – 1925 : la construction du militaire et du politique

Lucien Jugé, p.86

Des documents inédits

Charles Arambourou et Eugène Braguier, deux photographes à Domine

Christiane Escanecrabe, Jean-François, Millet, p.92

Les femmes du Poitou sous l’occupation, Isabelle Soulard

Cette conférence est dédiée à Léone Jamain, qui m’avait reçue chez elle et que j’avais rencontrée avec Renée. J’avais conservé un souvenir poignant de cette rencontre et en même temps un souvenir plein d’espoir.

Je vais vous parler « des femmes du Poitou sous l’Occupation ». Pas seulement des femmes dans la Résistance, mais  de l’action et de la vie des femmes.
En effet si ce sujet m’a intéressé, c’est tout simplement que dans la Vienne, comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres départements, il n’y a pratiquement aucun livre faisant référence aux femmes à cette époque. Quand il y a un livre sur la guerre ou sur la Résistance, c’est sur les hommes dans la guerre, les hommes dans la Résistance et généralement il y a, simplement, trois, quatre lignes sur les femmes, parfois deux, trois pages. Or les femmes ont eu un rôle extrêmement important pendant la guerre.
Tout d’abord je ne vais pas pouvoir parler de tout ce qui concerne les femmes, alors j’ai choisi d’évoquer seulement quelques thèmes ce soir.
Je vais donc, d’emblée, évoquer l’arrivée des Allemands et l’installation de la Vienne dans la guerre. Rappelons la chronologie des événements.

 

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La femme au coeur des fêtes, Maria Desmurs

L’origine des Rosières remonte à Saint-Médard, évêque de Noyon, qui en 530 à Salency (Oise) aurait couronné de roses sa sœur, jeune fille particulièrement irréprochable. Puis la coutume s’étend à d’autres communes. A l’époque de Louis XV on offre une bague, une petite dot. Pour la cérémonie, la Rosière est vêtue de blanc, entourée de jeunes filles vêtues également de blanc et escortées de musiciens. Les noces de la Rosière sont l’occasion d’une fête de la jeunesse du village et de réjouissances qui réunissent toute la population locale.
Dans l’arrondissement de Châtellerault, l’élection des Rosières est pratiquée au début du XIXéme siècle.  L’empereur Napoléon 1er ordonne des réjouissances publiques pour augmenter son prestige, gagner la faveur de la population et s’assurer la fidélité de ses soldats. En même temps il met à l’honneur la femme vertueuse, dans tout le territoire de l’Empire. Méditerranéen, soucieux de resserrer les liens de la famille quelques peu distendu sous le Directoire par des mariages de courte durée, (en fait on divorce surtout dans la capitale, à Châtellerault il n’y a que six divorces pour cette période2), il « respecte la femme en tant que mère, [mais il] la soumet en tant qu’épouse 3».
La première Rosière de Châtellerault est dotée le jour du sacre de l’empereur, le 2 décembre 1804. Napoléon 1er  ordonne que ce jour soit marqué par des actes d’humanité et de bonté paternelle envers des jeunes filles pauvres et vertueuse dans chaque arrondissement de l’empire. La Rosière reçoit ce jour là une dot de 600 F.

 

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