La naissance des écoles

Ce numéro 38 de la RHPC est le premier dédié aux recherches en cours sur « Education et formation en Châtelleraudais du XVIII au XX siècle »

Sommaire :

Les lois sur l’instruction primaire au XIX siècle, François Cottet, Nadia Bigot Baleh, p.2-12

Les instituteurs, les institutrices et les progrès de l’instruction à Thuré au XIX siècle, Jean-Louis Lamouraux, p.13-25

L’architecture scolaire à Vicq-sur-Gartempe (1839-1882), Nadia Bigot Baleh, François Bigot, p.26-36

L’école communale de Monthoiron au coeur du village de 1819 à 1959, Claudine Pauly, p.37-48

Création et construction de deux écoles dans une commune rurale : Mairé, Jean-Luc, Marie-Odile Gillard, p.49-60

Groupe scolaire du faubourg Châteauneuf Clément-Krebs, Ferdinand-Buisson, Claudie Bourreau, p.61-72

Varia

La mémoire du massacre de Maillé (25 août 1944), Clotilde Vandendorpe, p.73-84

Une affaire d’empoisonnement à Lésigny, en 1860, Gwénaël Murphy, p.85-90

Conférence

Bécassine et la grande guerre, Françoise Metzger p.91-96

Cora Millet-Robinet (1798-1890), la dame de La Cataudière, Gloria Godard, p.97-102

Les fêtes à Châteauneuf, Geneviève Millet

Autour du château et de l’église du XIIe siècle qui se dressait à l’emplacement de la place de la République, l’agglomération a vite grossi, mais c’est à partir de l’implantation de la manufacture d’armes, en 1819 que ce faubourg de Châtellerault est devenu très important. L’église a été détruite en 1875 et reconstruite à l’emplacement actuel. En 1962, La Brelandière, la Montée Rouge et les Renardières, tous quartiers de la rive gauche ont été enlevés à la commune de Naintré et ajoutés à la commune de Châtellerault. La rive gauche ne cessait de s’accroître.
Les fêtes institutionnelles se déroulaient à Châtellerault, mais nous avons recensé de très nombreuses fêtes et lieux de fêtes spécifiques à Châteauneuf.
Le «quarroi ou la ruche » voilà comment on surnommait le quartier qui s’est développé autour de la Manufacture d’Armes, employeur principal. La population ne cesse de s’accroître jusqu’à compter pas moins de 8000 âmes. Un quartier populaire naît et, avec lui, les divertissements qui vont égayer la vie ouvrière bien morose. Les fêtes ouvrières prennent un essor avec le développement des premières organisations mutualistes en 1841. Des regroupements au sein de la manufacture s’opèrent avec la création en 1877 d’un cercle musical. Le cercle catholique des ouvriers crée « La Patriote », fanfare qui  animera toutes les fêtes du quartier.

 

La suite de l’article : Geneviève Millet, Les fêtes à Châteauneuf