C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Hygiène et pratiques de santé dans les couvents de femmes du Châtelleraudais au XVIIIe siècle, Gwénaël Murphy

L’histoire du corps des religieuses reste à écrire. L’approche symbolique à travers l’analyse de la mortification corporelle ou des rites d’entrée en religion a certes déjà été abordée dans des travaux plus ou moins diffusés, cependant nous sommes face à des pratiques corporelles connectant ces femmes à la religion. Tenter d’observer ces corps comme ceux de femmes ordinaires en inventoriant les pratiques de santé et l’hygiène quotidienne qui leur sont appliquées, en intégrant la dimension religieuse du rapport au corps sans en faire le référent dominant, fait tomber une barrière dans l’histoire religieuse. Il n’y a rien de surprenant, en réalité, à cette situation, en particulier pour les religieuses. Celles-ci ont beaucoup focalisé l’attention quant aux soins qu’elles apportaient aux malades, insensés, vieillards, incurables, pauvres, militaires, vénériennes, enfants abandonnés ou contagieux marginalisés par la constitution des Hôpitaux Généraux dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Ces femmes qui soignent les corps des autres font omettre qu’elles en possèdent également un, masqué sous des habits amples, un voile, une cornette… Le processus symbolique et vestimentaire consistant à désexualiser les jeunes professes lors de leur entrée en religion semble de ce fait parvenu à ses fins.

 

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L’art de guérir au XIXe siècle, Maria Desmurs

Le XIX° siècle est celui qui enregistre le plus grand nombre de changements dans l’art de guérir en France. Il rompt avec le passé, par la suppression des formations de l’Ancien Régime et met en place le système médical actuel. Les formations s’étoffent, tout au long du siècle. Des enseignements s’approfondissent et des disciplines nouvelles intègrent, au fur et à mesure, les progrès de la science médicale. Le médecin au travail doit mener plusieurs combats. Il combat les maladies et les épidémies, assiste les malheureux et les indigents, oeuvre pour faire accepter les vaccinations et les mesures d’hygiène. Il lutte enfin pour la reconnaissance de sa valeur et de son dévouement.

 

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Une pétition présentée par des châtelleraudaises au sujet du savon qu’elles fabriquent pendant la Révolution, Christiane Escanecrabe

Sous l’Ancien Régime, le mot pétition existait mais avait un sens principalement juridique. Celles et ceux qui avaient une requête à adresser ne pouvaient le faire qu’au moyen de suppliques, humbles et respectueuses. La Révolution crée le droit de pétition, qui est le droit des simples citoyens d’adresser une requête ou une plainte, de faire connaître leurs opinions et leurs souhaits, aux représentants du pouvoir. Les pétitions sont vite nombreuses, et les sujets en sont variés, mais principalement économiques. Elles sont conservées, parfois au milieu d’autres documents, dans les liasses de l’époque révolutionnaire des Archives départementales. Elles sont répertoriées, avec la décision prise, dans une trentaine de gros registres. Celui réservé au district de Châtellerault est commencé le 23 floréal de l’an II (12 mai 1794) et se termine le 24 prairial an VIII (13 juin 1800)1. Les Archives municipales possèdent également un registre du 1er messidor an IV (19 juin 1796) au 18 nivôse an VIII (8 janvier 1800).

 

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