C.C.H.A

Centre Châtelleraudais d'Histoire et d'Archives

Association fondée en 1999, le C. C. H. A. a pour but de découvrir, protéger, exploiter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du pays châtelleraudais par les recherches en archives et de témoignages.

Violences contre les Gendarmes au XIXème siècle, Gwénaël Murphy

Au fil des siècles, les législations évoluent et étendent de plus en plus le champ d’action de la force publique. Au XIXème siècle déjà, les forces de l’ordre peuvent ainsi se rendre dans les foyers pour y régler, au nom de la loi, des conflits qui ne sont plus laissés à la seule discrétion des membres de la famille. L’inceste, les meurtres d’enfants mais aussi les femmes battues ou supprimées pour des raisons d’intérêts ou d’opportunités familiales amènent les gendarmes à intervenir. Cette ingérence est peu admise dans les campagnes. Au cours des interventions ou des investigations le gendarme, agissant souvent seul, sans les techniques de précaution enseignées aujourd’hui, peut y laisser la vie.
D’autre part, l’ordonnance royale de 1820 demande à la Gendarmerie Nationale « d’assurer la police des routes, des foires et des marchés, de surveiller les mendiants, les vagabonds et les gens sans aveu ». Elle illustre l’ampleur et la diversité des missions de police civile de ces militaires. Parmi les forces de l’ordre qui prêtent serment pour faire respecter la loi, avec les policiers, les Gardes nationaux, les huissiers ou les gardes champêtre, les gendarmes sont toutefois ceux qui subissent le plus de violences dans la première moitié du XIXème siècle : les deux tiers de ces actes leur sont destinés. Lors de la verbalisation d’un braconnier, l’arrestation d’un contrebandier ou d’un déserteur, ils se heurtent à des résistances individuelles, qui deviennent vite collectives par le jeu des solidarités familiales et communautaires. Agissant parfois seul, sans les techniques de précaution contemporaines, il peut y laisser sa vie.

 

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Dancings d’autrefois, Geneviève Millet

Le théâtre municipal
Construit de 1842 à 1844 sur l’emplacement de l’ancienne chapelle des Minimes, sous Louis Philippe, il devient municipal en 1860. Des travaux de rénovation, en 1899 portent la capacité de la salle de théâtre de 550 à 606 spectateurs. En face d’elle, au 1er étage, la salle de la Redoute parquetée offre une grande surface. Dans les journaux les plus anciens, Mémorial de 1876, Echo de Châtellerault  des années 1850, on voit que le bâtiment accueille des troupes de théâtre, des concerts, des revues, mais on y donne également des bals, des bals travestis soit dans la salle du théâtre qui peut se transformer (rebord à 50 cm de haut pouvant accueillir un plancher) soit dans la salle de la Redoute.

 

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Petit Casino dans le tourbillon politique, Geneviève Millet

Au XIXe siècle les cafés-concerts sont en vogue en Europe. Rodolphe Salis, né à Naintré et enterré à Châtellerault (1851-1897), crée à Paris en 1881, sur la butte Montmartre, le cabaret
du Chat-Noir. L’invention de Salis sert de modèle à de nombreux cabarets dans les villes de France, Châtellerault possède elle aussi son « Beuglant »1. Le Mémorial du Poitou annonce pour le 31 mai 1900 l’ouverture de la saison d’été à l’Alcazar et présente le programme. L’entrée est libre, il suffit de consommer. Pendant une bonne dizaine d’années, l’Alcazar, appelé de 1906 à 1911 Petit-Casino, fait la joie des Châtelleraudais qui peuvent assister aux prestations de nombreux artistes : chanteurs, comiques, prestidigitateurs, pétomanes, équilibristes, acrobates, contorsionnistes etc.…On y danse, on y chante, on y boit. On dit que le plafond de la salle était décoré des fresques grivoises, il n’en reste rien aujourd’hui.

 

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