N°19, Dossier Les migrations tragiques des acadiens, l’arrivée des rapatriés de la guerre d’Algérie

Des recherches

Dossier : « Les migrations »
– Les migrations tragiques des Acadiens, Gérard Ardon
– L’arrivée des rapatriés de la guerre d’Algérie, Marie-Claude Albert et Jean-Luc Gillard

 

Varia
– Mémoires du pont, Geneviève Millet
– Lire les textes anciens, Pascal Borderieux
– La place Guitton, un Américain de Châtellerault, Ginette Marrant

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N°22, Ces armuriers venus d’ailleurs.

Des recherches

 

Dossier : les migrations                          

2 Du Klingenthal à Châtellerault : l’exil des Alsaciens, Alain Houisse

12 La colonie alsacienne de Châtellerault 1819-1843, Françoise Metzger

38 1861 « Cette année-là », … Françoise Metzger

58 D’un conflit à l’autre 1870-1900,  Françoise Metzger

79 L’implantation et l’intégration des Alsaciens de 1830 à 1900 documents annexes, Claude Ligeard

83 Des intégrations réussies : les Sutter, Mispoulié, Schaffner, Geneviève Millet

92 La famille Monière, cinq générations d’armuriers ardennais à la Manufacture, Claudine Pauly

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La Société Boileve et le Textile châtelleraudais, Lucienne Guais, Françoise Metzger

Cette activité est citée dès le  XVème siècle et à la Renaissance : tissage  de la laine, évidemment, mais aussi  du chanvre, plante à tout faire cultivée localement dans la vallée de l’Envigne autour de Lencloître. Le chanvre était principalement travaillé à domicile par les agriculteurs et destiné à la fabrication de ficelles, de cordes, de fils à tisser utilisés pour des toiles grossières vendues aux nombreux moulins. Aux alentours de l’an IX, il y a  environ 320 fileurs de chanvre dans le Châtelleraudais et, en 1801, plus de 1000 tisserands et 5000 fileuses y sont employés pour le chanvre, la laine et d’autres fibres. En 1812 il reste 600 métiers à tisser  le coton, dont 400 en pleine activité et 24 métiers à laine qui occupent 72 ouvriers. Les tisserands créent des serges, tissus dans lesquels des fils de chaîne et des fils de trame se décalent régulièrement afin de produire des lignes parallèles obliques. Ces étoffes servaient surtout dans l’ameublement. Quant aux droguets, tissus tramés de laine sur chaîne de coton ou de fil, ils  étaient utilisés surtout pour l’habillement car inusables.
Au milieu du XIXème siècle, « des fabriques de serges et de revêches (tissus rudes au toucher) sont répandues dans toutes les localités… ». L’abbé Lalanne évoque aussi « le commerce des toiles crues ou blanchies, en si grande renommée que l’on en faisait des envois jusque dans les îles». Quant à la broderie et à la confection de dentelles, elles occupent de nombreuses femmes et jeunes filles, dans des petits ateliers puis dans des établissements plus importants. La fabrication de toiles, tissus et dentelles  est mentionnée comme très florissante à Châtellerault dans une grande enquête statistique de 1811.

 

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