Nos collègues à l’honneur

Le prix Frédérick Gersal, prix du livre historique.

Le jury se compose de deux personnes de la bibliothèque de Montmorillon, Pierre Rullier (enseignant et écrivain) et deux universitaires.

 

Prix 2014

Il a été attribué à Marie-Claude Albert, Pierre Bugnet, David Hamelin et Patrick Mortal pour leur ouvrage « La manufacture d’armes de Châtellerault, une histoire sociale de 1819 à 1968 ». Il a été remis aux auteurs à l’occasion du salon du livre de Montmorillon, le 13 juin 2014.

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Le Bordeaux-Paris est passé…

Le CCHA vient de vivre un week-end très particulier, ces samedi 29 et dimanche 30 mars, au parc des expositions du Chillou d’Ozon à Châtellerault.

C’est dans un environnement de passionnés de patrimoine automobile que notre association a fait étape dans un décor de maillots de cyclistes et de vélos aimablement prêtés par le musée de l’Auto.

 

 

 

 

L’Amicale Rétro Locomotion du Pays châtelleraudais proposait une exposition sur le thème de la Nationale 10. Le CCHA sortant son ouvrage Quand Bordeaux-Paris traversait Châtellerault  avait donc toute sa place dans cette manifestation.

Si le tandem Pierre Soulard-Bernard Poignand a parfaitement fonctionné, il faut bien reconnaître que Bernard Poignand a usé de toute son énergie de cycliste pour que ce livre voie le jour. Qu’il en soit remercié ainsi que toutes les personnes qui l’ont aidé dans cette course dont Pierre Bugnet pour la recherche iconographique, Sophie Brégeault, conservatrice des musées et André Chêne, photographe, pour le prêt de documents, Françoise Glain pour la relecture de l’ouvrage…

 

 

 

Mais il nous faut aussi remercier Françoise Pinon, présidente de l’Amicale, qui nous a permis de participer à cette Bourse et qui a œuvré, avec la passion qui la caractérise, pour trouver dix ancêtres (comprenez « voitures » !) qui nous accompagneront en 2015 lors d’une sortie concernant notre futur thème de recherche « Les Châtelleraudais pendant la Grande Guerre ». De cela nous reparlerons, bien sûr.

Et les chineurs passaient, tenant précieusement un rétroviseur, un essuie-glace, un enjoliveur, un phare…

Et Bernard dédicaçait, dédicaçait…

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bien belle journée qui restera dans les annales de notre association.

 

 

 

 

Un lieu à connaitre

Hébergé à l’étage supérieur pour ses diverses réunions, le CCHA dispose, avec la salle de consultation des Archives du Pays Châtelleraudais au 48 rue A. et J. Lambert, d’un espace clair et fonctionnel.

C’est avec grand plaisir que les chercheurs nombreux bénéficient de l’efficacité et de la gentillesse du personnel sous la direction de Pascal Borderieux, archiviste. Qu’ils en soient remerciés.

Vous aussi venez nous rejoindre, dans ce lieu convivial et savant , à la recherche de ce que fut le Pays Châtelleraudais et ses habitants du temps passé.

La salle Arambourou

En hommage à un photographe du Châtelleraudais

 

Le CCHA a emménagé au-dessus des Archives en décembre 2013. Désormais les réunions mensuelles du groupe de recherche, les conseils d’administration et autres rencontres ont lieu dans ce local bien apprécié de tous. Nous avons essayé de le rendre chaleureux et l’idée a germé de donner un nom à notre salle de travail. Chacun pouvait participer, la seule consigne était de ne pas choisir le nom d’une personne vivante de nos jours. Une superbe boîte a recueilli les propositions des uns et des autres et à l’issue de la réunion du GRAHC du 4 février nous avons comptabilisé les réponses. Le nom d’ARAMBOUROU l’a emporté.

Nous connaissons tous les nombreux clichés signés Charles ou Eugène Arambourou qui nous permettent aujourd’hui d’imaginer la ville et les communes environnantes comme elles étaient autrefois.

Charles, né en 1848, fils de réfugiés basques, arrive à Châtellerault en 1881 et s’installe quatre ans plus tard boulevard Blossac. C’est dans ce studio qu’il a travaillé jusqu’à la fin de sa vie en 1919. Son fils Eugène poursuivit dans la même voie et nous a laissé lui aussi de nombreux clichés. Charles n’était pas seulement photographe. Il a vécu les tout débuts du cinéma avec les frères Lumière, fin décembre 1895 à Paris. Peu de temps après Londres et Bruxelles les grandes villes françaises profitaient des projections. Charles fort intéressé ne pouvait rester spectateur. Il s’équipa d’un « héliocinégraphe » et projeta les films sortis. Mieux encore, son appareil lui permettant de créer ses propres films, les Châtelleraudais purent voir « L’arrivée à Châtellerault du train venant de Senillé » et « La crue à Châteauneuf en 1896 ».

                           Charles Arambourou, coll. Musée de Châtellerault

Jusqu’ici, dans notre ville où il a passé une grande partie de sa vie, aucune rue, établissement, salle ne porte son nom. Nous sommes heureux de rendre hommage, bien modestement, à cette famille. Charles et Eugène nous permettent d’illustrer de nombreux articles !

 

A lire et relire :

 

« Charles Arambourou premier opérateur du cinématographe en Poitou », conférence de Daniel Taillé publiée dans la Revue d’Histoire du Pays châtelleraudais n° 12 du 2e semestre 2006, p. 91-116.

« Les photographes châtelleraudais 1860-1945 », article de Christiane Escanecrabe et Jean-François Millet, Revue d’Histoire du Pays châtelleraudais n°21 de juin 2011, p. 79-95.

« Charles Arambourou et son fils Eugène », article de Christiane Escanecrabe et Jean-François Millet, Le Picton n°188, p. 62-68.

 

Geneviève Millet